Forge et moulins d’Agorregi - Aia

La vallée du fer et l’eau

Agorregi est un complexe monumental qui témoigne de façon exceptionnelle des différents modes d'exploitation hydraulique (forge et moulins) au XVIIIe siècle. Il est situé au cœur du parc naturel de Pagoeta, dans le district municipal d'Aia (Gipuzkoa), à proximité d'Iturraran Parketxea.

Acquis par le Département de la Culture du Conseil provincial de Gipuzkoa en 1985, le site a été l’objet d’un projet de récupération patrimoniale complexe. L’objectif fondamental était d’offrir au visiteur les clefs pour appréhender le fonctionnement du complexe dans son ensemble et interpréter, de manière fiable, l’emploie de l’eau pour produire du fer et moudre le grain.

Sur le site, la mise à profit de l’eau comme force motrice date du moyen Âge, elle est attestée par l’existence de la forge d’Agorria. Cette installation, propriété de la seigneurie de Laurgain, fut abandonnée en 1530 et seul perdura un moulin. Au XVIIIe siècle, un second moulin fut installé et, tous deux, furent en activité jusqu’en 1754, lorsque Joaquín de Lardizabal, le propriétaire, entreprit la construction d’un nouveau complexe hydraulique prévu pour combiner la métallurgie et la minoterie.

Francisco d’Ibero, l’un des architectes les plus renommés du pays, se chargea du projet. Il conçut un système révolutionnaire pour tirer pleinement parti des rares ressources en eau du bassin hydrologique. Dans son plan, le vaste réseau de canaux, s’étendant sur près de 2 km., était complété par d’autres éléments déterminants comme la double « antepara » (réservoirs) pour alimenter les roues motrices qui fut, alors, une grande innovation.

Le bassin supérieur, plus petit, desservait la chute d’eau de la roue des soufflets qui donnaient l’air indispensable au bas-foyer pour garantir les hautes températures nécessaires à la réduction du minerai. Le bassin inférieur, qui contenait une plus grande quantité d’eau, alimentait deux chutes d’eau. La première faisait fonctionner un moulin à maïs et, la seconde, actionnait le marteau servant au martelage de « l’agoa » – ou masse de fer pleine d’impuretés – qu’il transformait en lingots de bon métal, prêts à être transformés en outils de toutes sortes.

Le minerai provenait essentiellement de Biscaye. Il était acheminé par mer jusqu’à Orio en « panaches benaqueros ». Deux embarcations portant encore leur cargaison ont été récupérées lors d’une intervention archéologique réalisées dans l’estuaire de l’Orio. Le charbon était fabriqué dans les forêts environnantes et le bois provenait principalement d’arbres « trasmochos » sur lesquels se pratiquait la coupe de branches de repousse.

Les indices qui nous sont parvenus pour évaluer les résultats du projet Ibero sont confus, cela donne à penser que l’investissement avait échoué et les problèmes de conception sont l’une des causes soulignées par la documentation.

Localisation

Coordonnées GPS

Latitude: 43.2469514 | Longueur: -2.153414200000043

Horaires et tarifs

Services et installations

  • Audio-guide
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  • Bibliothèque
  • Boutique
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  • Zones de repos
  • Accès adapté
  • Itinéraire adapté
  • Ascenseur
  • Parking
  • Parking pour les camping-cars
  • WC

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